Le Pouvoir de Brazzaville se fait hara-kiri tout entrainant le peuple dans son suicide.

Depuis belle lurette, beaucoup de Congolais vivent dans le désespoir parce qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer. Le Congo, leur pays, est actuellement plongé par la faute de ses dirigeants, dans un gouffre. Plus rien ne marche. Ils en ont ras-le-bol. Le  pouvoir n’a plus rien à leur proposer face aux nombreuses difficultés socio-économiques qu’ils endurent. Il ne peut y avoir de paix sans justice sociale ! Le président Sassou et ses encenseurs pourront tromper le peuple pendant un laps de temps, mais attention, ils ne pourront pas le martyriser tout le temps. Les dignitaires du régime tyrannique de Brazzaville et leur chef Sassou ont mis à genoux le pays, en menant une vie extra-luxueuse et ostensible, avec  l’argent volé dans les caisses de l’Etat. Ce n’est un secret pour personne ! au lieu que cet argent serve à résoudre les questions sociales récurrentes comme celles relatives au perfectionnement des systèmes éducatif et de santé publique ainsi qu’ à l’améliorations des condition de vie des populations, à travers l’éradication de la pauvreté et du chômage, surtout des jeunes, cet  à défaut d’être planqué dans des paradis fiscaux, à été jeté dans des projets non rentables, des dépenses de prestige telles que l’achat de voitures très coûteuses, la construction privé des villas luxueuses, l’organisation des voyages et de grandes fêtes publiques ou privées onéreuses, de noces dispendieuses qui sont devenues, pour eux, une occasion d’exhiber avec arrogance leurs immenses fortunes, en narguant ainsi le bas peuple confronté quotidiennement à d’énormes difficultés sur tous les plans.

Selon des experts, la dette extérieure du Congo avoisine neuf mille milliards huit cent millions (9.800.000.000) de dollars US, soit cinq mille sept cent quatre-vingt  (5,78O) milliards de francs CFA. Le Congo est tiré vers le bas, il va clopin-clopant. Le pouvoir d’achat des Congolais a baissé ostensiblement. Les ménages sont asphyxiés par les conséquences résultant de la crise socio-économique et financière dont souffre ce pays. Près de ¾ du secteur économique sont impitoyablement frappés par une récession sans pareil, au su et au vu des dignitaires. Au lieu d’alléger les difficultés et la misère auxquelles la population est confrontée, le pouvoir continue manifestement à l’y maintenir. Il y a aujourd’hui des grincements de dents dans beaucoup de foyers parce qu’ils ne disposent pas de moyens nécessaires pour répondre aux besoins vitaux de leurs membres. De nombreux mariages se disloquent. De nombreuses mineures, femmes mariées et jeunes filles, sont contraintes de se livrer à la prostitution.

Les fonctionnaires exerçant dans les administrations publiques, mal payés, sont criblés de dettes. Il en est de même pour les travailleurs évoluant dans les  rares sociétés privées qui sont encore  installées au Congo. Leurs salaires ne suffisent plus pour supporter toutes les charges qu’ils doivent nécessairement assumer. Ce n’est un secret pour personne : en Afrique, en général, et au Congo, en particulier, quand quelqu’un travail, il est obligé de venir en aide, tant soit peu, aux nombreux membres de sa famille « élastique » et à ses proches amis. Les retraités perçoivent difficilement leurs pensions. Le système Sassou leur doit plusieurs mois d’arriérés. Ils vivent un véritable chemin de croix.

Les commerçants, ont du pain sur la planche. Ils se plaignent de ce que leurs affaires ne marchent plus à cause de la crise. Leurs cris de cœur sont relayés par les patrons de grandes sociétés européennes ou congolaises qui, à cause du mauvais climat des affaires observé dans le pays, n’hésitent plus à licencier des salariés . Beaucoup d’entreprises nationales ou étrangères ont déjà jeté leurs clés sous le paillasson du fait de la crise. Actuellement, la plupart des Congolais ne vivent pas : ils vivotent ! Ils meurent en cascade parce qu’ils n’ont pas de moyens financiers pour accéder aux soins de santé de qualité et à bon prix. Les prix des médicaments vendus dans les pharmacies coûtent excessivement cher. En cas de maladie, ils se contentent des produits provenant des usines pharmaceutiques indiennes comme Shalina et autres, qui sont vendus à la sauvette. Très souvent, ces médicaments de la rue sont des contrefaçons  ou périmés. Les consultations médicales et les frais d’hospitalisation coûtent également les yeux de la tête. Voilà pourquoi  l’automédication est devenue une pratique courante.

Le plus grand nombre des Congolais ne mangent plus à satiété. Ils se nourrissent très mal. Les produits alimentaires sont vendus très cher à cause de nombreuses taxes fantaisistes imposées par l’Etat aux commerçants. La majorité des denrées alimentaires consommées par les Congolais sont vendues à l’étalage ou à même le sol dans les marchés, en violation de certaines règles d’hygiène. Les grands magasins de la place sont fréquentés seulement par les nantis. Malgré le mauvais état des routes, des rues, des ruelles et avenues, tous ceux qui détiennent des véhicules sont astreints à payer diverses taxes et frais de péage pour des Routes nationales n° 1 et 2,  qui sont les plus élevés au monde. Cela  considéré comme une sorte d’extorsion. Faute de moyens, beaucoup de Congolais sont devenus des accros d’habits issus de la friperie. Les chambres froides qui approvisionnent les marchés domestiques en produits congelés (souvent de qualité douteuse et importés d’Europe), appartiennent aux faucons du pouvoir qui ne refusent de payer les taxes. Le ministère du commerce a du mal, par exemple, à sanctionner ces chambres froides quand les produits qu’ils mettent en vente sont avariés. L’importation et la conservation des produits alimentaires surgelés ne se fait pas selon les règles de l’art. Sassou, sa famille, ses généraux, ses ministres et autres, qui ont le monopole de l’importation de certains produits alimentaires et quelques biens manufacturés ainsi que de tout le commerce, tuent à petit feu à la fois le pays et le peuple congolais. Sassou et ses clans excellent dans le vol de l’argent de l’Etat, tout en étant incapables de juguler la crise socio-économique dont souffre le pays.  Où sont  donc passé les milliards de francs CFA engrangés dans le cadre du fameux Fonds destiné aux générations futures ? Les parlementaires qui connaissent très bien que ces milliards ont été sauvagement détournés, sont restés muets, craignant la colère du despote congolais.

Le bradage des terres et des mines s’accentue

La majorité des accords de partenariat conclus ces dernières décennies entre le Congo et certains pays, dans le cadre de l’exploitation des matières premières, des terres agricoles et des mines d’or ou de coltan, ressemblent à de véritables nébuleuses, parce que les avantages qui devaient revenir à l’Etat congolais sont phagocytés par une poignée d’individus qui ont l’habitude de piller, sans vergogne, les ressources naturelles .

En témoigne : l’accord de partenariat autorisant la société chinoise African Mineral Compagny à procéder à la prospection, au niveau de la région du Niari, de l’or dans le district de Mayoko, et du coltan dans les localités de Moungoudou-sud et Moungoundou-nord. N’ont-ils pas raison tous ceux qui se posent la question de savoir à qui profite l’argent issu de l’octroi des permis de recherche minière de ce genre, ou de la cession des terres agricoles à des compagnies étrangères, puisque les Congolais ne voient aucun changement palpable en ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de vie ?

Dans d’autres pays, les contrats de ce genre permettent à l’Etat de renflouer ses caisses. Mais, au Congo, les ressources naturelles, font depuis belle lurette, l’objet de bradages sauvages. Le pétrole, principale ressource du pays, est non seulement bradé, mais aussi hypothéqué. Les recettes pétroliers qui devaient servir à la matérialisation des projets d’utilité publique finissent dans les poches des fossoyeurs de l’économie nationale. Et c’est le peuple qui paie le un lourd tribut !

Aujourd’hui, le Führer du Congo est tristement non pas pour  l’accumulation et la bonne gestion  des richesses profitable au peuple  mais  la mise en œuvre, au Congo, de sa politique de la terre brûlée. Sassou  voudrait soumettre les Congolais à son autorité ou les réduire à l’obéissance comme des animaux domestiques. Il voudrait  inculquer aux Congolais qu’ « après lui, ça sera le déluge ». comment expliquer   que cinq ans seulement après l’annulation de sa dette, le Congo se retrouve avec une dette de plus. 120% alors que la majorité des projets réalisé entre 2004 et 2016 sont éffectué avec des prets ? Où est passé l’argent généré par le pétrole, le bois, l’exploitation des mines, les taxes etc ? Les sociétés chinoises se comportent au Congo comme en pays conquis,  la bénédiction de Sassou. Personne ne peut dire, avec certitude, à quoi servent chaque année les milliards de francs CFA issus de la vente des ressources naturelles. Cela fait partie des sujets tabous. La chaîne de complicité concernant le pillage des richesses étant bien huilée.

Les gouvernants insensés

Dignitaires insensés, oui ! Cela peut paraître injurieux. Mais c’est le terme approprié pour qualifier une personne qui pose des actes, des paroles contraire à la logique cartésienne et humaniste. Comment pouvez-vous comprendre, par exemple, que malgré les appels des évêques, Jean Jacques Bouya, Gilbert Ondongo, Christel Denis Sassou Nguesso, Albert Ngondo, etc. restent sourd ? Qui peut - etre insensible au tableau que brosse les pasteurs catholique ; «Comment comprendre, en effet, qu’après des années fastes de boom pétrolier, le Congo soit en récession économique ? Cette situation n’est-elle pas trop vite attribuée à la chute des prix du baril sur le marché international ? Comment s’expliquer notre manque actuel de ressources et notre endettement excessif après dix ans d’embellie au cours desquels le pays avait engrangé des richesses si énormes que même un fonds avait été créé pour les générations futures ? Comment comprendre par exemple qu’au moment où le gouvernement affirmait détenir un compte à Exim Bank de Chine pour le paiement de nos infrastructures que la dette vis-à-vis de la Chine soit aussi colossale : 40% du montant total de la dette ? Et que dire de l’éternelle pratique des préfinancements pétroliers avec les traders, qui a également contribué à alourdir le niveau d’endettement ! Pourquoi avoir recouru à des préfinancements pétroliers à un moment où nous avions suffisamment de revenus disponibles pour financer notre développement ? À quand l’avènement de l’éthique dans le commerce de nos matières premières, mais aussi dans les montages financiers et les dettes qui sont contractés au nom du pays ? N’est-il pas venu aussi pour les gouvernements des pays d’où viennent les entreprises spécialisées dans l’exploitation et le commerce de nos matières premières le temps de surveiller les pratiques de corruption de leurs ressortissants qui ruinent tant notre pays ?

A tous les créanciers de la République du Congo, nous adressons ce cri du prophète Amos : « Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : quand donc la fête de la nouvelle lune sera t–elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances. Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets de froment ! Le Seigneur le jure par la fierté de Jacob : Non jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » (Amos 8. 4-7). À cause de la corruption, de la concussion et du vol, aujourd’hui notre pays est incapable de payer les salaires des travailleurs, les pensions des retraités, les bourses des étudiants qui sont abandonnés à leur triste sort au pays comme à l’étranger. Nos hôpitaux sont délabrés ou ferment, les malades refoulés, la mortalité ne cesse d’augmenter, les cas de suicide se multiplient, tandis dans que nos écoles l’opération du gouvernement sur les tables-bancs n’a pas eu les effets attendus. Dans les familles, même le repas unique qui était devenu la règle apparaît de plus en plus comme un privilège, parce que le prix des denrées alimentaires ne cesse d’augmenter, en dehors de celui de la bière qui ne fait que baisser. Au chômage des jeunes qui était déjà endémique s’ajoute aujourd’hui celui de tous ceux qui perdent leur emploi à cause de la récession.  Cette situation sociale dramatique interpelle notre conscience de Pasteurs, d’autant que certains citoyens exhibent leur richesse, acquise « miraculeusement » en un temps record, tandis que la majorité des congolais croupit dans la misère. Des scandales de corruption de concussion ont été révélés, mais la justice de notre pays peine à les élucider.

Nous devons avoir le courage de parler de ces sujets de manière ouverte et sans passion. Les partis de la majorité présidentielle ont jeté un pavé dans la mare, en exigeant le rapatriement des fonds volés au Peuple. Nous nous en réjouissons, mais nous en attendons surtout des résultats concrets. Ceux qui ont pris de l’argent appartenant au Congo doivent, en effet, le rendre au Peuple qui en est le seul propriétaire. Nous en appelons pour cela au courage et à la lucidité du Président de la République, qui peut à cet effet compter sur le soutien des Évêques du Congo et du Peuple. Que le FMI tienne bon pour que la lutte contre la corruption, la concussion et la promotion de la bonne gouvernance demeurent des critères intangibles pour la signature d’un programme éventuel. Que les institutions chargées de lutte contre ce fléau dans notre pays travaillent davantage pour éradiquer ce phénomène » . Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya, Pierre Oba, Denis Christel Sassou Nguesso , Denis Sassou Nguesso et cohorte, pointés du doigt pour les détournements des fonds publics refusent de rapatrier l’argent volé afin de soulager les souffrances du peuple à l’image de l’Angola. Pire, Sassou et ses collaborateurs insensés malgré tout le tort qu’ils ont commis  au peuple, ne veulent pas démissionner et ne sont pas inquiétés ! Le Congo est en train de reculer, par la faute de ses dirigeants sans foi ni loi, et qui ignorent tout, tel  le démontre en plusieurs faits, dont le dernier en date est l’accident qui vient de se produire sur le chemin de fer congo océan et le fichier audio- viral de l’échange téléphonique entre la Ministre de la Jeunesse Hermella Destinée   DOUKAGA, et le Colonel directeur général adjoint de la police Obami André Itou Fils.  Comment expliquer, par exemple, que la ministre  Doukaga, impose au DGA-Colonel que son cabinet soit sécurisé par les policiers alors que la police n’a pas pour vocation de garder les institutions et administrations ? Comment une ministre de la République  peut ignorer que la mission de sécuriser les administrations est dévolue à la Garde Républicaine, sauf délégation spéciale ? Comment peut-elle faire semblant d’ignorer que l’administration n’est pas orale, mais écrite ? Comment peut-elle oublier les lettres de relance ou les voies de recours en cas d’objection à une demande comme celle adressé à la police par son directeur de cabinet demandant des piquets ? Qui a enregistré et posté cette conversation téléphonique  sur les réseaux sociaux et à quelles fins ?  Au fait, dans quelles caisses de l’Etat est versé l’argent issu de différents postes de gardiennage?  ….?

La quatrième catastrophe qui vient de se produire sur le chemin de fer congo océan faisant des dizaines des morts pose à nouveau le problème de la faillite de la gouvernance Sassou Nguesso incapable de moderniser le chemin de fer et donner du travail aux jeunes afin de s’organiser à voyager dans des bonnes conditions . Des jeunes et vieux sont morts dans ce drame parce qu’ils n’avaient pas des moyens  conséquent. Tout est encore possible pour Sassou et ses clans de sauver le Congo . Il suffit de rapatrier les fonds planqué dans les paradis fiscaux et çà et là,  mettre des professionnels consciencieux à des postes d’administrations selon leur mérites et non conformément à la tribu de Sassou Nguesso et ses cercles spirituels.

Ghys Fortune BEMBA DOMBE

  • 19 July 2019 | 15:07