//La Société Générale et Total sur le gril au Congo et ailleurs

La Société Générale et Total sur le gril au Congo et ailleurs

La Société générale, Groupe bancaire français d’envergure internationale de la finance bien référencé, dont le bénéfice net a baissé de 26 % au premier trimestre 2019 sur un an, a lancé depuis fin 2017 un plan de rationalisation de ses activités afin de préserver sa rentabilité. Ce plan prévoit une réorganisation de ses structures, une réduction de ses effectifs et de multiples cessions d’actifs à travers le monde. La Société générale a confirmé en avril dernier la suppression de 1600 postes dans le monde dont environ 700 postes en France. Dans l’hexagone, il se matérialise entre autres par la fermeture de 20 % d’agences du réseau de banque de détail et envisage également la fermeture de son entité de « trading pour compte propre ».

La banque en rouge et noire a annoncé également son retrait définitif des Antilles, où elle exploite 5 agences et 14 distributeurs. À ce titre, elle est en négociation avec la filiale française du fonds d’investissement américain Cerberus en vue de lui céder 100 % de ses parts d’outre-mer. Pour dégrossir ses effectifs, l’accord négocié avec les organisations syndicales françaises favorise principalement des départs volontaires : départs en pré-retraite pour les collaborateurs qui sont à 4 ans de l’âge légal de la retraite ainsi que l’incitation aux départs à l’initiative des salariés dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective. Les plus réactifs des salariés pourraient obtenir une somme de départ allant jusqu’à 500 000 euros.

Curieusement, on observe au sein de la filiale congolaise de la Société Générale une application détournée de ce plan de réorganisation. Est-ce à dessein de la part de la Direction Générale de la Société Générale Congo, avec à la baguette le duo Arnaud Philippe CROUZET (ex-Administrateur Directeur Général relevé de ses fonctions) et Catherine GUMUSHAN (Secrétaire général dont la fin de contrat initialement prévue pour fin août a été repoussée en décembre 2019) pour qui le style de management a été régulièrement décrié ? Ce plan aux ambitions congénitalement louables serait- il utilisé au sein de la Société Générale Congo comme un alibi, ou un catalyseur pour justifier des règlements de comptes à l’encontre de certains collaborateurs ?

Doit-on condamner le courage des personnes qui évoquent les règlements des comptes au regard des actions de harcèlement, d’ostracisation, d’humiliation, de diffamation, de menace, de licenciement abusif et autres pressions de toute sorte qui ont conduit certains d’entre eux à saisir l’inspection du travail et/ou les différents tribunaux ? Combien d’agents ne sont-ils pas traumatisés par ce management ? Comme révélé lors de notre précédent article, pour diverses raisons, les procédures judiciaires peinent à aboutir. D’aucuns vont jusqu’à indexer Adolphe MOUSSOUNDA (Directeur des Ressources Humaines de la Société Générale Congo) qualifié par plus d’une personne interrogée, de chien de garde à l’image de sergent MALAMINE des temps modernes qui se serait présenté auprès de ses maîtres néo coloniaux comme un parent du Premier Ministre Clément MOUAMBA et d’être bien connecté avec le milieu politique congolais pour proposer ses services qui écraseraient les intérêts des salariés. Dans l’espoir qu’il bénéficie en retour certaines largesses : contrats de personnels intérimaires entre la Société Générale Congo (son employeur) et sa société Arc-en-ciel ainsi que des facilités bancaires. Si cette information est vérifiée alors nous n’hésiterons pas de dire que les gouvernants congolais notamment l’inspection de travail et son président ne protègent pas les congolais comme le président Emmanuel Macron se préoccupe au quotidien du bien-être des Français.

Parmi plusieurs procédures nous pouvons citer entre autres celles de la semaine dernière qui font assez de bruit et deviennent politiques :

– l’affaire opposant Fred Bertrand MINDOUDI contre Arnaud Philippe CROUZET avec comme chefs d’accusation : abus d’autorité, diffamation, menaces et humiliation. Ce dernier s’est absenté aux deux premières audiences respectivement en dates du 20 juin et du 18 juillet 2019. Un mandat d’arrêt international est mis en chantier contre ce dernier qui a terminé son mandat et quitté le Congo au cas où il ne comparaît pas le 10 octobre. Avant que ce dernier ne quitte le Congo, l’Ambassadeur et le Consul de France au Congo avaient débarqué à la direction générale de la filiale société générale Congo pour échanger tant soit peu avec les trois premières personnalités de la société générale filiale Congo sur pas mal des problèmes dont les ……

– la deuxième procédure est celle qui oppose la Société générale à Lylian NDENGUE très politisé actuellement. On cite dans cette procédure, indirectement l’affaire des disparus du beach collé à SASSOU NGUESSO via Jean François NDENGUE alors qu’il est la seule personne jusqu’à ce jour écartée du dossier en France comme au Congo ; le Secrétaire général du conseil national de sécurité Jean Dominique OKEMBA via sa fille Nina Melissa OKEMBA, Roch Business etc pour des découverts de quatre-vingt-dix mille euros;

Selon nos informations glanées au siège de la prestigieuse Banque Société Générale à la Défense à Paris, Lylian NDENGUE est accusé :

– du non-respect de la politique d’octroi de prêts,

– des fausses déclarations qui lui ont permis d’obtenir un crédit de 450 milles euros (300 millions de FCFA),

– d’être le défenseur et pivot central des hautes personnalités politique très exposées (H.P.P.T.E.) tel que sa démarche de recruter au sein du service de recouvrement un stagiaire, candidat qui serait recommandé par madame Antoinette Sassou NGUESSO, via le responsable de la sécurité présidentielle de ladite dame. Ce recrutement était présenté comme une “opportunité stratégique “ en termes d’efficacité du recouvrement, malgré le risque d’image que ce recrutement fait courir au Groupe SG.

– la colère de Lylian NDENGUE contre BOLLE, DOUNIAMA et la direction générale sur la divulgation et le traitement de la livraison de vingt millions de FCFA auprès de Jean François NDENGUE à son bureau alors qu’il est une HPPTE jouissant d’un régime particulier

– de faire usage à des méthodes dictatoriales pour recouvrer diverses créances telle l’intervention de la police judiciaire.

– etc.

En filigrane, après avoir reçu une fiche des luttes intestines congolaises, la Société générale s’est rendue compte qu’elle ne devrait pas recruter Lylian NDENGUE pour délit de faciès. Conséquence, il fallait le virer.  Malheureusement la pilule risque d’être difficile à avaler même quand la Société générale envisagerait à ne lui  verser que 300 millions de fcfa sur le milliard qu’il réclame en réparation des préjudices subit. Au cas ou il gagnait le procès. En réalité les 300 millions ne compenseront que la dette contracter auprès de son ex employeur.
Aparement Lylian Ndengue ne se reconnaît pas dans toutes ces accusations voilà pourquoi il poursuit la Société Générale en justice comme cinq autres agents de cette filiale.
Le président de la GLNF sortant et bien d’autres fraternels  en France se sont mêlés de l’affaire jusqu’à descendre à Brazzaville pour soutenir les leurs (Lylian NDENGUE et Péna Pitra qui a des ennuis judiciaires depuis bientôt cinq ans).  De même, certaines autorités congolaises que nous avons interrogées sont jusqu’au boutistes. Ils tiennent à mettre la France en difficulté avec des méthodes de coercition en lançant un mandat d’arrêt international, car les lois congolaises et les accords signés entre le Congo et la France dans le domaine judiciaire qui seront activés à l’issue de la troisième convocation en cas de non-présentation d’Arnaud Philippe CROUZET confèrent à la justice de dresser un mandat d’arrêt international. Le Congo ne devrait pas être un pays sans droits disent ces dignitaires qui veulent régler des comptes à la France qui les malmènent sur divers dossiers judiciaires.

Dans le même registre mais dans un contexte différent, le personnel de la branche distribution de Total SA Congo vit un calvaire analogue depuis la récente prise en fonction de la nouvelle Directrice Générale Fanny CANET en mars 2019. À en croire que certains expatriés à la tête des filiales des Groupes français au Congo se sont regroupés « en Club » et se sont passés le mot pour broyer du « Congolais ». Le compte rendu de l’assemblée générale du personnel de Total Congo SA tenue le 15 juin 2019, que notre rédaction a pu se procurer, révèle que le comportement et le style de management de Fanny CANET a fait l’objet d’un regard critique de la part des collaborateurs qui l’ont condamné sévèrement en le qualifiant de colonial, d’infantilisant, de dénigrant, de frustrant, de stressant et de contre-productif. Les collaborateurs ont également dénoncé la surveillance permanente et inappropriée dont ils sont victimes notamment la tendance à contrôler leurs effets personnels ainsi que la fouille de leur bureau à leur insu.

Cette situation nous rappelle ce que nous dénonçons déjà à propos de la Société Générale Congo et que les collaborateurs de Total Distribution craignent pour leurs emplois, car ont le sentiment que le comportement de Fanny CANET a pour but de pousser les collaborateurs à la démission ou à organiser leur licenciement.

Nous interpellons les autorités congolaises et françaises pour prendre assez rapidement les dispositions en conséquence afin d’éradiquer ce fléau. Car le Congolais doit se sentir en même temps chez lui et protégé pour éviter quelques fois des conflits internationaux, et même le flux d’immigrés en Europe du souvent au manque de respect des droits élémentaires.

Affaire à suivre…

Ghys Fortune BEMBA DOMBE