//Congo -Brazzaville : la hache de guerre entre Oyo et l’axe Ollombo -Gamboma est-elle enterrée ?

Congo -Brazzaville : la hache de guerre entre Oyo et l’axe Ollombo -Gamboma est-elle enterrée ?

Elie Claver Okandze , Directeur de cabinet du général Nianga Mbouala, dénoncé par Jean Gustave Ntondo auprès des services spéciaux du Congo d’avoir remis, argent, armes, munitions et véhicule  de marque Toyota land cruiser double cabine BJ à  Ntumi vient d’être libéré provisoirement après vingt mois de détention à  la DGST et à la maison d’arrêt correctionnelle de Brazzaville. En sus de l’accusation de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État avec le tristement célèbre Ntumi, sous-tendu par l’article  60 du code pénal, il serait reproché à Elie Claver Okandze en coulisse d’avoir fait incarcéré l’un des féticheurs de Jean Dominique Okemba et du président Sassou Nguesso, sous l’œil vigilant du général Ngatse Nianga Mbouala.

Elie Claver Okandze n’a jamais cessé de clamer son innocence et déclaré à qui veut l’entendre, que,  le général Nianga Mbouala n’a fait que suivre les pas du général Blaise Adoua. Ce dernier ne faisait rien à l’insu du commandant en chef Denis Sassou Nguesso. Le président de la République était au courant de tout, même quand il octroyait des présents au sieur Ntumi et déployait les éléments ainsi que le matériel militaire de la Garde Républicaine  dans le département du Pool et dans d’autres localités de la République. Cet argument semble être avéré quand on sait que le mouvement des troupes et matériels à la GR obéissent à des règles très strict et ne laisse pas indifférent le directeur général de la sécurité présidentielle Serge Oboa qui gère le plus gros lot du matériel militaire de la présidence de la République.  Nianga Mbouala seul ne pouvait faire mouvoir une mouche du Quartier General de la GR sans que son chef d’Etat-Major, le colonel Akouangue, actuellement  commandant de la GR, le chef de la logistique et autre ne soient associés surtout que pour suivre tous les mouvements, le matériel de guerre est parqué dans la caserne qui est voisine à  la résidence privée du Commandant en chef Denis Sassou Nguesso à Mpila.

Selon une certaine opinion, Elie Claver Okandze et son frère ont fait les frais de la guéguerre entre le clan Okemba et Nianga Mbouala. Sur instruction du conseil national de sécurité présidé par Denis Sassou Nguesso, le directeur général de la sécurité présidentielle, Serge Oboa avait  confronté Elie Claver Okandze à Jean Gustave Ntondo en fin décembre 2016 en présence de Nianga Mbouala. C’est à la suite de diverses dépositions que le dossier a été transmis aux officiers de police judiciaires à la DGST pour instruction. Les services de la direction générale de la surveillance du territoire géré par le sinistre général Philippe Obara se défendent avoir agi en conformité de la loi en envoyant devant le Procureur de la République Elie Claver Okandze suspecté de complicité et d’atteinte à la sûretéa intérieure de l’État et non pour autres choses.

Heureusement que cette affaire qui a ravivé les rancunes entre les populations d’Oyo et de l’axe Ollombo-Gamboma n’est plus passée en audience publique si non, plusieurs autorités dont Zephyrin Mboulou qui a tenté de persuader les féticheurs et sages de cet axe devraient comparaître. Félicitations à Hugues Ngouolondele qui ne cesse de relier très discrètement en coulisse l’axe Oyo – Gamboma et s’investir dans les actions liées à la paix des congolais sans faire du bruit.

Affaire à suivre.

Ghys Fortune BEMBA DOMBE